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16.2.11

Buenos Aires : bohème, indocile et élégante


Elle porte bien son nom - Bons Vents - et s'affiche comme une des capitales les plus séduisantes du monde, jouant une carte a part en Amérique du Sud.
Buenos Aires est la capitale de l'Argentine. Elle est parfois dénommée capitale fédérale (pour ne pas être confondue avec la province de Buenos Aires dans laquelle elle est enclavée) et ses habitants sont appelés les Porteños, les habitants du port.

Il faut du temps pour apprivoiser une ville comme Buenos Aires. Immense, elle déroute, charme et surprend les visiteurs. On peut y voir une ressemblance avec Madrid, le goût de Paris dans certains quartiers comme la Recoleta où Haussmann a inspiré quelques disciples ou même une touche de Milan pour ses immeubles très 1940. Ce sentiment européen s'estompe mais ne s'éloigne jamais. Buenos Aires a été fondée par des Européens. L'influence est évidemment européenne, certains cafés ressemblent à ceux d'une grande ville italiènne. Toutefois, Buenos Aires ne cache plus son américanité du sud.
Buenos Aires est de fait devenue facile a vivre pour les visiteurs étrangers contrairement á toutes les mégalopoles mondiales. Loin de toutes les grandes capitales du monde, Buenos Aires doit se découvrir pour son destin à part, loin de des uniformités mondialisées. Elle conserve toujours son charme troublant, nostalgique et irrémédiablement attachant.

Le mate, une boisson tendance. Au-delà de la coutume nationale, le mate (prononcez « maté ») commence à faire parler de lui dans le monde entier. Déjà à la mode dans le quartier branché de Palermo Soho où des spécialistes proposent sa dégustation, l’engouement semble gagner d’autres villes du monde pourtant bien étrangères à ce précieux breuvage.
Mais de quoi s’agit-il me direz-vous ? Que font-ils, tous ces Argentins, avec leur thermo sous le bras, leur drôle de verre et leur pipette, à siroter toute la journée ? Il faut savoir que la prise du « mate » est une habitude qui remonterait à la pratique des Guaranis (Indiens du Nord Est) transmise aux Jésuites à la fin du XVIème siècle et qui est devenue une pratique courante et au-delà des classes sociales dans la vie des porteños comme pour le reste des Argentins.
Une coutume conviviale. Le mate est une boisson qui s’apparente au thé. L’herbe à mate est cultivée exclusivement dans le Nord Est de l’Argentine, au Paraguay et en Uruguay. Il se boit chaud (d’où le thermo) à l’aide d’une sorte de pipette appelée « bombilla » et se partage. Car elle est bien là l’âme du mate, celle de la convivialité ! Lors de réunion de famille ou entre amis il y a toujours celui qui prépare et réapprovisionne le mate (car servi dans un petit récipient rond, il est nécessaire de le remplir régulièrement) que tout le monde se passe à tour de rôle. Une coutume à laquelle je dois l’avouer je ne me suis pas encore habituée car son goût, plutôt amer, me laisse à penser qu’il faut probablement avoir ses papilles génétiquement préparées pour pouvoir l’apprécier ! Encore que, la version estivale du mate, le « terere », préparé à partir de la même herbe mais servi avec de l’eau froide et une goute de jus de fruit est un excellent rafraîchissement que j’apprécie pourtant ! Et si la consommation est ici régulière (6 jours sur 7), elle ne se limite pas à la sphère privée. Il est tout à fait courant de voir dans les entreprises, chaque employé avec son thermo et son mate sur le bureau, s’adonnant au plaisir du mate tout au long de la journée. Les chauffeurs de taxi, sont aussi de fervents adeptes de la coutume et manient aussi bien le mate que le volant et bien sur les deux en même temps !
Les vertus du mate. La boisson aurait de nombreuse vertus médicinales comme son apport en vitamine A, B et C ou encore ses propriétés d’antioxydant, diurétique ou encore de stimulant similaire au café sans les effets parfois redoutés de ce dernier : insomnie et irritabilité. Ceci expliquant surement cela, aujourd’hui les Argentins en consommeraient 100 litres par habitant et par an contre 50 litres pour les sodas, 34 pour la bière et 30 pour le vin !
Cette coutume argentine est en train de devenir une tendance et s’exporte sur d’autres rivages ! De toute la production d’herbe à mate, 12% est exportée aux Etats-Unis, en Asie et en Europe. Devenant un breuvage exotique, le mate s’est invité dans différents évènements gastronomiques comme le Fancy Food Show à New York ou encore lors de dégustations à Paris. Il est devenu un produit phare en Russie avec des clubs de mate et Madona herself y aurait gouté lors de son passage à Buenos Aires à l’occasion de sa dernière tournée !
Cela ne fait aucun doute que la tendance est en passe d’arriver chez vous, alors n’hésitez plus, à essayer sans modération !

Thérapie virtuelle. Dans un pays qui est connu avant tout pour ses différents attraits touristiques, l’Argentine se distingue aussi par des choses souvent étonnantes et c’est surement ce qui en fait son charme.
Saviez vous justement que c’est le pays avec le taux le plus élevé et record de psychologues par habitant ! Et bien si ! Avec 121 psychologues pour 100.000 habitants, l'Argentine se place loin devant le Danemark et depuis plusieurs décennies maintenant ! On n’a pas l’intention d’analyser le pourquoi du comment mais au contraire de vous rapporter un nouveau phénomène qui se développe en Argentine à la vitesse grand- V des nouvelles technologies : la thérapie virtuelle. Entendez la thérapie individuelle ou de groupe via ordinateur et connexion internet interposés. L’idée est apparue au Docteur Carlos Pachuk, un jour où il s’est mis, avec une collègue, à écrire un conte de science fiction il y a plus de 13 ans qui évoquait le thème (très actuel) des ovules congelés. Le héros de l’histoire, né à partir de l’un de ces ovules, confronté à des problèmes d’identité se met en contact, à distance, avec un thérapeute… De là, le Docteur Carlos Pachuk s’est rendu compte de l’utilité différente mais complémentaire que pouvait avoir une thérapie virtuelle. L’un des premiers avantages c’est aussitôt révélé au médecin quand un jour, une patiente, s’est décidée à confesser un traumatisme de l’enfance parce qu’elle savait que personne ne pouvait la voir. Cette forme d’anonymat visuel a permis selon le Dr Pachuk beaucoup de progrès sur certains patients.

Avec l’arrivée de la webcam, l’exercice se rapproche de plus en plus à l’entretien face à face que l’on pourrait avoir avec son psychologue mais l’intérêt est ailleurs. Le docteur argentin a senti qu’à travers cette nouvelle technique, il pourrait constituer des groupes sur des bases différentes et avec une méthode de travail elle aussi modifiée mais non moins enrichissante. Dans le cas de thérapie de groupe, le système virtuel peut permettre une démultiplication des patients à travers le monde. Pour le Dr Pachuk, l’avancée est phénoménale et à l’avenir pourquoi ne pas envisager de constituer des groupes sur une même thématique au delà des critères géographiques, ethniques, nationaux ou de religion. Une nouvelle forme de thérapie intéressante qui a le mérite de vivre avec son temps mais à l’heure où la perte de chaleur humaine est surement l’une des premières causes de consultation, le virtuel sera-t-il compenser un manque réel ?



Adaptation libre des textes de Jean-Michel de Alberti et Maite Celayeta pour Le Vif Lifestyle.

10.1.11

Oman

Salalah-Mirbat : au-delà du mirage

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Crédits pour les photos: 2. Joe Coleman; 3. Rashed Al Naahamani; 5. Kev Rosie


Tes rêves sont des illustrations pour le livre de la vie.

28.11.10

2.10.10

Le top des villes de France où il fait bon vivre



Vous déménagez bientôt, et vous vous posez mille questions : Quelle est la ville la plus fleurie ? Où l’immobilier est-il le moins cher ? Quelles sont les infrastructures disponibles ? Où sont les pôles universitaires les plus réputés ? Voici un condensé de votre ville idéale, avec en bonus notre sélection personnelle…
Depuis 2008, toutes les études s’accordent sur un point : Nantes est la ville idéale. Indétrônable de la tête du classement, elle semble cumuler toutes les réponses aux attentes des Français. Immobilier abordable, vie culturelle animée, bassin d’emploi, proche de la mer, la ville de Rennes à deux pas, Nantes attire de plus en plus de citadins. La troisième marche du podium revient à Lyon, là aussi unanimement. Grande ville, proche des pays limitrophes (vacances en Italie, ski en Suisse ou week-end culturel en Belgique) troisième ville de France en terme de population, Lyon séduit aussi par sa gastronomie et son fort taux d’activité.
A la deuxième place, on retrouve Lille selon Psychologies Magazine et Toulouse selon Le Point. Une ville en plein redynamisme, à une heure de Londres, avec des banlieues actives économiquement et une université réputée ; un tramway, des maisons abordables et du soleil dans la ville rose. Strasbourg, Rennes, Bordeaux, Montpellier et Dijon se battent pour les places suivantes dans un ordre variable.
En terme d’augmentation de la population et donc, d’attractivité, la Corse et le Langedoc-Roussillon enregistrent les plus grosses augmentations. Globalement, c’est la côte Ouest de la France qui attire avec +7% de population en moyenne, dont une grande partie de cadres trentenaires. Originaires de régions, ils s’installent à Paris puis repartent avec leurs enfants vers de vertes contrées.
Les villes moyennes ont la côte : 290 000 habitants pour la championne Nantes, 85 000 pour Poitiers, 137 000 pour Tours. Apparemment, les Français ne sont pas fans des mégalopoles (à l’exception de Lyon, troisième ville de France).
Garde un œil sur la capitale. Bien que délaissé car trop grand, trop cher, trop peuplé, Paris continue de séduire. Pour des raisons professionnelles ou touristiques, nombreux sont les provinciaux à s’y rendre régulièrement. Grâce à un réseau ferroviaire développé et à un système centralisé (pouvoir exécutif, patrimoine historique, grands lieux touristiques, sièges des grandes entreprises se trouvent à Paris) les Lillois, les Nantais ou les Dijonnais sont à moins de deux heures de la ville lumière.
Possède un immobilier accessible. Le but des jeunes trentenaires : devenir propriétaire. Donc le prix du mètre carré devient un critère primordial lors d’une mutation. A l’exception de Lyon (à 3500 €/m2), les cinq premières villes citées par l’une ou l’autre enquête ont un prix au mètre carré inférieur à 2500 €.
Favorise la circulation piétonne et les fleurs. Les villes françaises sont construites sur le même modèle, dit circulaire : un centre ville historique, les quartiers résidentiels, les zones commerciales et industrielles. La préservation du centre ville est une priorité esthétique et économique : c’est ici que ce concentrent restaurants, bars et boutiques. Des rues entières sont interdites aux automobilistes. Certaines villes, comme Dijon, mettent en place un programme de rénovation, respectueux de l’environnement : rues piétonnes, centre ville interdit aux voitures, il y a même des taxis-vélos.
Développe des infrastructures. Les villes rivalisent d’imagination pour satisfaire leurs habitants et électeurs : piscines, salles de concerts, expositions, palais des sports… La championne de cette catégorie est sans conteste Lille, capitale européenne de la culture 2004.
Autre critère important, surtout pour les jeunes couples : les modes de garde. La mairie de Toulouse édite un guide pratique qui répertorie les modes de gardes possibles pour les petits toulousains.
Elles sont hors classement, mais ils les aiment !
Nancy vu par Maxime et Elodie, 28 ans, pharmaciens : « Pour nous Nancy est une super ville à vivre, on y serait resté si on en avait eu l'occasion. C'est une ville de 100.000 habitants qui se vit au quotidien comme une petite ville. Tu vas facilement d'un quartier à l'autre à pied. Le centre ville n'est pas très étendu mais associé une ville ancienne à l'attrait culturel et une ville nouvelle qui offre son lot de services: centre commercial, nombreux magasins, nombreuses écoles, toutes les facultés, installations sportives (tennis, foot, basket, piscine, kayak...), musées (beaux arts, école de Nancy, aquarium), sport de haut niveau. La vie nocturne est très présente, 2 cinémas multiplexes et des salles d'art et d'essai. Festival de jazz en octobre, opéra, ballet, boite de nuit. La ville organise de nombreuses manifestations culturelles: feu d'artifice, mise en lumière des jardins, marchés aux puces, foire internationale, cirque... Le centre ville est desservi par le tram, la gare TGV relie Paris en 1h30. »
Levallois vu par Marlène, 27 ans rédactrice : « A Levallois, les rues sont très sécurisées. Une fois, une fille s'est fait voler son sac en bas de chez moi: dans la minute trois types ont arrêté le voleur et récupéré le sac ! Un jour, j'ai oublié mon ordinateur au parc dans sa sacoche, avec papiers et mon livret de famille à l'intérieur... une dame me l'a rapporté chez moi ! Les élus sont aussi très à l'écoute, ils nous reçoivent facilement et traitent tous les dossiers de façon personnalisée. »
Mâcon vu par Guillaume, 30 ans : agent de production : « Nous avons emménagé à Mâcon il y a 2 ans, suite à la mutation de ma compagne. Nous nous y plaisons beaucoup : c’est une ville à taille humaine, à trente minutes de Lyon. Il y fait bon vivre, les gens sont aimables et accueillants. La ville est très bien entretenue : fontaines, squares fleuris. Médiathèque flambant neuve, centre aquatique, auditorium, théâtre. Durant les grandes vacances, l’été frappé propose des concerts en plein air, des jeux pour les enfants, des expositions. De plus, la mairie a mis en place pour les écoliers de l’aide aux devoirs et des activités de loisirs. »
Marseille vue par Hassan, 42 ans, gérant de société : « Marseille est la plus belle ville du monde ! D’ici, on peut aller partout. Les plages sont à trois minutes en bus, la ville brasse plusieurs cultures différentes, les gens sont chaleureux, on discute beaucoup même avec des inconnus. Il y a peu d’emplois salariés qualifiés certes, et l’immobilier est cher, mais la vue ensoleillée sur la mer n’a pas de prix. »

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L'illusionniste, film d'animation, 2010, réalisé par Sylvain Chomet, d'après un scénario original de Jacques Tati.

cf. Les Triplettes de Belleville, 2004 - Paris, je t'aime - le mime